Cake

cake-jennifer-aniston-souffre-aniston (1)

SOUFFRIR DIT-ELLE

Rares sont les films qui sachent traiter de la douleur sans complaisance, d’autant moins quand celle-ci succède aux évènements les plus graves. Cake en fait partie dans la mesure où il parvient à la rendre intelligible au spectateur d’une manière quasi phénoménologique en s’efforçant de nous communiquer un vécu sans situer celui-ci dans un contexte déterminé. Jennifer Aniston est dans la peau d’une femme brisée, hors d’elle et déséspérée. Elle ne semble plus croire en rien sans que l’on sache d’emblée ce qui lui est arrivé. Ce choix de ne pas dévoiler l’évènement à l’origine de son état permet de montrer la souffrance sans imposer une empathie, sans lui donner immédiatement une signification et c’est suffisamment rare pour être souligné, d’autant plus que c’est une prise de risque car peu de personnes sont capables de tolérer de voir la douleur sans lui attribuer une origine. Pour regarder Cake, il faut accepter de ne pas savoir et s’ancrer dans le vécu psychique et physique douloureux de Claire sans juger ni s’appitoyer mais en regardant son épreuve intime plan après plan. Une démarche audacieuse qui mérite d’être saluée pour son honnêteté et son jusqu’au-boutisme.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s