La vie d’Adèle

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UNE VIE

Adèle de l’incertitude adolescente à l’âge adulte, Adèle vaillante et fraîche, perdue, douce, Adèle innocente cherche son chemin dans l’existence.

La première scène a le mérite de nous jeter immédiatement dans un univers : Adèle sort de son petit pavillon de province et se met à courir après le bus. Le charme de la routine adolescente se fait sentir à chaque plan. Kechiche ne cesse, par souci d’être au plus près des émotions et de la chair, de filmer les visages en plans rapproché à tel point qu’on peut en sentir la texture et la composition. Comme s’il craignait de manquer son but…préssentant un manque.

Le coup de foudre est assez étrange, comme si Adèle avait une révélation face à la couleur bleue des cheveux de celle qui l’obsède soudainement. Même le plus beau garçon du lycée ne parvient pas à lui faire oublier cette brêve rencontre sur un passage piéton.

Coup de foudre et fatalité du destin? Une fois encore on retrouve l’amour de Kechiche pour Marivaux et l’un des thèmes récurrent de ce dernier : l’impossibilité de dépasser sa classe sociale même en amour (c’est ici ce qui semble être un des éléments clés de l’échec amoureux).

Ce qui est certain c’est que cette palme d’or est pleine de sensualité et même plus : un embarassant et ridicule surplus en fait. Kechiche filme de longue scènes intimes pour nous montrer l’essence de la passion et n’y parvient pas toujours. Ces scènes dérangent, mettent mal à l’aise voire ennuient par leur provocation gratuite.

Ensuite il y a la longueur du film, incompréhensible puisqu’elle ne se justifie qu’en répétition embarassante : les scènes de repas, les scènes en classe de la jeune Adèle devenue instit’. La routine annonçant une fin de relation avec sa compagne avec qui elle est de moins en moins en phase : envolée la jeune femme aux cheveux bleus avec qui elle partageait des moments d’une complicité et passion infinie quand elle était au lycée.

Il reste l’incroyable performance de la jeune Adèle qui porte le film : touchante et magnétique, à laquelle on s’attache du début à la fin et qui rend la traversée de cette tranche de vie résumée en trois heures, supportable, mais jamais brillant.

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